CUBANET

15 janvier 2004



VAGUE DE REPRESSION
Les gardiens de prison donnent des coups sauvages Ó VÝctor Rolando Arroyo

LA HAVANE, le 8 janvier (www.cubanet.org) - Le journaliste indépendant et prisonnier de conscience Víctor Rolando Arroyo a été sauvagement roué de coups par trois geôliers le 31 décembre dans la prison provinciale de Guantánamo, a informé son épouse, Elsa González Padrón.

L'épouse d'Arroyo a affirmé qu'elle a parlé avec lui ce mercredi 7. "Il avait encore des douleurs à cause des coups reçus au visage et sur le corps et pour une blessure qu'ils lui ont causé à la jambe en la bloquant avec la porte pour l'immobiliser", a-t-elle dit.

Les trois militaires ont sorti le journaliste du détachement, en l'introduisant par la force dans une pièce pour lui donner des coups, parce qu'Arroyo a démontré son désaccord avec son placement dans le détachement 4B, où 235 prisonniers communs vivent les uns sur les autres et dans des conditions d'hygiène.

González Padrón a également signalé qu'elle craint que la santé d'Arroyo ne s'aggrave, puisque sa tension artérielle ne se stabilise pas. Des investigations médicales récentes ont indiqué des problèmes hépatiques et cardiaques. Les médecins lui ont indiqué que les examens doivent être faits de nouveau, mais ne lui ont pas donné de raison.

Les autorités de la prison de Guantanamo ont inséré les prisonniers de conscience dans des détachements de prisonniers communs, en les isolants entre eux. Le régime de visites ne coïncide pas, et on leur a fait savoir que le transfert "est obligatoire", puisque la mesure est en relation avec des affaires de caractère international du gouvernement cubain.

Les 75 prisonniers de conscience condamnés en avril 2003 se considèrent les plus discriminés parmi les discriminés. Depuis le premier jour de leur détention ils ont été soumis à un régime de grande sévérité, et en plus d'une occasion quelques-uns ont été entraînés vers des cellules de châtiment, sans communication entre eux ni avec leurs familles.

Le cas le plus notoire est celui du docteur Oscar Elías Biscet, qui depuis qu'il a été transféré à des prisons de la province de Pinar del Río a pu voir son épouse et ses parents seulement deux fois pendant de brefs instants. Actuellement il se trouve dans une cellule souterraine avec un assassin.

Pour sa part, Nelson Aguiar Ramírez se trouve sans communication en solitaire depuis qu'il a été transféré de la prison de Santiago Boniatico à la prison de Guantánamo pour désarticuler une grève de la faim en septembre.

Víctor Rolando Arroyo lui-même est resté pendant plusieurs semaines dans des cellules de châtiment pour avoir réclamé ses droits et pour demander de l'aide pour un prisonnier commun à qui il manquait une main et qui avait été menotté à une grille.

La presse officielle cubaine a publié des articles sur les dommages irréversibles que produit chez les reclus un isolement prolongé dans des cellules solitaires, en censurant ce traitement envers les cinq cubains condamnés pour espionnage aux Etats-Unis. "Et nous, quoi ?", a indiqué un prisonnier politique libéré récemment quand il a eu connaissance de l'article. "Il y eut des moments en prison", a-t-il dit, "où je ne pouvais pas déterminer si je rêvais ou étais réveillé quand je sentais que des cafards marchaient sur mon corps, et qu'un prisonnier commun que l'on considérait comme fou m'a dit : 'Compère, ne saute plus et ne les chasse pas… tu en enlèves un, mais des milliers se mettent sur toi'".

Les témoignages que donnent les prisonniers politiques cubains à leurs familles sont épouvantables et ceux-ci assurent que tout ce que l'on peut dire n'est rien face à la réalité.

En plaçant les prisonniers politiques dispersés dans des détachements de prisonniers communs, ils se trouvent seuls parmi des centaines d'hommes qui sont soumis par les autorités à une vie misérable et qui peuvent être manipulés facilement pour qu'ils agissent contre eux, afin de rendre leur vie précaire ainsi que le peu de moyens qu'ils puissent avoir pour survivre.

Víctor Rolando Arroyo Carmona et le reste des prisonniers politiques ont passé une partie de leur vie à défendre le droit des prisonniers. Il a dit à sa famille qu'il est sur que ses efforts ne tombent pas dans le vice et que la vie démontre qu'il faut continuer à défendre les droits du peuple cubain.

Arroyo a été condamné à 26 ans de prison pendant la dernière vague de répression du printemps dernier. Il avait auparavant du subir deux emprisonnements, l'un de18 mois pour publier un article critique sur la culture du tabac et un autre de six mois pour avoir distribué des jouets aux enfants pauvres de la ville de Pinar del Río. cnet/01


Traduction: Genevieve Tejera

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