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Visez, tirez!
Lucas Garve, Fundación por la Libertad
de Expresión.
LA HAVANE, le 21 août (www.cubanet.org)
- Une fois de plus, la dissidence cubaine est
condamnée à subir une fusillade
nominale. À l´occasion, c´est
la presse cubaine qui revient sans fatigue à
la charge contre les opposants cubains grâce
au verbe et aux mots de Salim Lamrani, présenté
à maintes reprises comme écrivain
et journaliste français dans les émissions
de débat politique télévisées
ou dans les pages d´opinion de la presse
écrite de La Havane.
En fait, l´apparition dans le journal Juventud
Rebelde d´un article rédigé
par cet intellectuel français d´origine
maghrébine, d´après son nom,
sous le titre Les
mercenaires de la Maison Blanche, le 15
août, contribue à réaffirmer
un stéréotype assez usité
chez nous.
Dans le texte en question, l´auteur suit
la formule archi reprise par les idéologues
communistes cubains de démolir nominalement
leurs opposants, grâce à un procédé
de nominalisation péjorative ayant le but
de récréer une figure stéréotypée
qui répond à un signe à connotation
négative. Depuis l´année 59,
on nous a fait entendre un ritournelle d´injures
telles que sbire, larve ou ver, mercenaire, annexionniste,
contre-révolutionnaire, déchet,
apatride, etc.
Le mot " mercenaire " a une connotation
absolument négative aux yeux de la plupart
des gens. Il est devenu un symbole d´avarice
et du manque total de critère et de scrupules.
Et pour revêtir de rigueur sa quête,
l´auteur arrive même à prétendre
légitimer sa supposition ayant recours
d´illustration quand il porte garant de
son critère au Petit Larousse. Soyons,
sérieux!
Étant donné que son attaque s´adresse
contre les aides destinées à contribuer
au soutien de l´opposition cubaine, il choisit
la première des entrées que le dico
Larousse l´offre. Cependant, il se trompe
dans son choix. Celle qui est correcte est la
deuxième d´ après la nomenclature
cubaine : " soldat qui sert pour l´argent
un gouvernement étranger ".
M. Lamrani dresse un court bilan des aides financières
que la Maison Blanche a destiné aux membres
de la dissidence cubaine, à l´extérieur
et à l´intérieur de l´île.
De sa part, il les considère illégitimes.
D´ailleurs, il parle des chiffres qui n´arrivent
jamais totalement aux mains des dissidents de
l´île. M. Lamrani ignore peut-être
l´aide que la France a obtenu par le moyen
du Plan Marshall.
M. Lamrani est obsédé par la vague
anti-américaine qui coule dans les veines
de certains intellos européens. Il pourrait
sembler qu´il regrette encore la victoire
de l´armée américaine dans
le territoire français sur les occupants
nazis. Et qu´il cache dans son esprit un
regain d´antisémitisme.
Il mésestime l´aide que Fidel Castro
a reçu pendant la période de la
Sierra Maestra et bien après. Et il oublie
les aides et les soutiens offerts par le gouvernement
cubain aux guérillas dans cet hémisphère
pendant des longues années au coût
du dénouement du peuple cubain. Mais il
est sûr que M. Lamrani préfère
méconnaître combien d´argent
a dépensé le gouvernement de Castro
pour anéantir une dissidence pacifique.
Une partie des fonds provenant des aides étrangères.
Vous penserez comme moi, en ce qui concerne
les accusations de M. Lamrani, si vous entendez
les récits des prisonniers politiques cubains
condamnés à plus de vingt ans de
prison pour la seule raison de décrire
dans des textes la réalité vécue
par des millions de cubains.
Vous saurez que ces cubains qui se sont opposés
au régime des Castro ne sont que des braves
gens dont le courage est au même niveau
que leur humanisme. Des êtres humains ayant
une vie de famille, avec des enfants qui attendent
le retour de prison de leur père, des maris
qui ont laissé derrière les besoins
de leur femme pour s´engager dans une bataille
inégale.
Vous serez d´accord avec moi, comment les
cubains préfèrent fuir du communisme,
si vous connaissez le chiffre des cubains noyés
dans la mer de l´étroit de la Floride
dont la plupart n'est que des jeunes gens, nés
sous un régime communiste.
Des immigrés désespérés
qui poursuivent la liberté d´expression,
la liberté d´information, de voyager,
de vivre leur propre vie sans le diktat d´un
bureaucrate, même s´ils ne savent
ce que c´est vraiment la liberté,
même s´ils n´ont jamais vécu
sous un système démocratique.
Nonobstant, M. Lamrani surnomme avec le mot mercenaire
aux cubains qui refusent de vivre sous l´égide
communiste, sous la répression d´une
pensée pluraliste. Est-ce que M. Lamrani
aimerait vivre sous la surveillance policière
pour penser différemment ? Combien des
années a-t-il vécu en prison pour
exposer ses idées dans un texte sur une
page électronique dans la Net ?
Sachez, M. Lamrani, que les mercenaires que vous
surnommez n´ont jamais tué personne,
ils n´ont jamais fait exploser une bombe,
ils n´ont pas blessé leurs concitoyens,
ils n´ont jamais prétendu imposer
leurs idées, par contre ils ont prôné
le pluralisme, la tolérance, le dialogue
et que la Patrie n´a pas de maître,
sinon des serviteurs.
Quand vous voudrez jeter un regard sur la réalité
cubaine, il vous faudra constater vraiment la
réalité que vous décrivez,
sauf que vous soyez aussi un des mercenaires semés
à tout vent par les services du gouvernement
cubain.
Texto en español
Apunten, ¡fuego! / Lucas
Garve
Artículo relacionado:
Los
mercenarios de la Casa Blanca / Salim Lamrani,
Juventud Rebelde
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